Remises des recommandations de l'expertise collective sur la « réduction des risques des usagers de drogue » de l'Inserm à Roselyne Bachelot-Narquin
Le ministère de la Santé et des Sports vient de prendre connaissance des recommandations issues de l'expertise collective « Réduction des risques des usagers de drogue » réalisée par l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), rendues publiques ce jour. Le ministère de la Santé et des Sports rappelle que la réduction des risques des usagers de drogues est, depuis 20 ans, un axe majeur de la politique de santé publique en France. Cette politique a démontré toute son efficacité en permettant la diminution par cinq du nombre de cas de sida et par six le nombre d'overdoses mortelles en dix ans. Elle présente cependant certaines limites comme le montre le nombre important d'usagers de drogues atteints d'hépatites C et la remontée récente du nombre d'overdoses mortelles. Pour répondre à ces enjeux sanitaires, Roselyne Bachelot-Narquin, avait demandé cette expertise à l'Inserm en 2008. Cette démarche scientifique, multidisciplinaire, basée sur une revue de la littérature internationale et sur l'analyse des expériences réalisées à l'étranger, permet de dégager des critères d'orientation pour améliorer les pratiques des intervenants, la pertinence des outils et des modes d'intervention. A partir de ces recommandations, le ministère de la santé et des sports va analyser les mesures qui ont démontré leur efficacité à l'étranger, apprécier si elles peuvent s'appliquer en France, en tenant compte des autres éléments disponibles dans ce domaine et des besoins spécifiques des différentes populations d'usagers de drogue. Certaines de ces actions ont déjà été mises en œuvre ou sont programmées, au travers de quatre plans de santé publique : Addictions, Lutte contre les hépatites, VIH/IST et Santé des détenus. Ces actions seront, le cas échéant, adaptées ou renforcées dans un souci d'efficacité. Ces analyses se feront en concertation avec les acteurs concernés, les associations, les professionnels de santé et les institutionnels. Les décisions seront alors prises. Contact : Service de presse du ministère de la Santé et des Sports
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