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Sans domicile fixe

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L'humanité a connu des moments de bonheur et de détresse, mais jamais elle n'a été aussi prête de s'auto-détruire. Ce monde est mal-heureusement miné par la violence verbale et physique de l'homme, indifférent aux cris de détresse et de désarroi de son univers, qui ne réalise toujours pas que lui seul peut sauver ce monde de ces formes de violence dont il est souvent l'auteur. Ne sachant à qui se confier, les victimes directes de cette barbarie humaine - démunies, humiliées, dépossédées - n'ont d'autre choix que de s'exprimer dans le seul langage paisible et possible qui s’offre à elles, à savoir la poésie. La lecture de ce recueil leur apportera un moment d'intenses émo-tions et de recueillement tel un miroir qui réflète la face cachée de ces barbaries. À propos de l’auteur : Jean Paul Kyungu-Masangu est né le 12 janvier 1972 à Lubumbashi (République démocratique du Congo). De nationalité congolaise, il est marié et père de famille. Licencié en droit de l'université de Lubumbashi, il est actuellement fonctionnaire au Ministère des Affaires étrangères et Coopération internationnale et directeur général de la Solidarité pour le Progrès Social de Malemba-Nkulu. Il écrit des poèmes et des romans.

Venant de tous ce beaux horizons ;
Peuples qui souhaitent de tout cœur ;
Vivre seulement à l'unisson ;

IV. Victime de la violence ;
De ces hommes sans aucune vie ;
Pourrissant la belle ambiance ;
Eux qui sont symboles d'infamie ;

ILS GUETTENT NOS ENFANTS.

I. Ils jouent, dansent et poussent des cris ;
Enfants heureux d'être en vie ;
De cœur totalement pur ;
Ils vivent sans aucune peur ;

II. Tous les parents sont bienheureux ;
Parents au regard si curieux ;
Parents les regardant grandir ;
Au milieu de tous leur amis ;

III. Encore une fois sans pitié ;
Hélas' la belle société ;
Si pervertie par ce grand mal ;
Elle devient immorale ;

IV. Ils pillulent dans toutes nos rues ;
Ou le mal est apparu ;
Et cela sans aucun remords ;
La société tend à sa mort ;

V. A la merci des pédophiles ;
Qui ne sont que des criminels ;
Nos enfants ont besoin de nous ;
Et crient bien plus fort au secours.


Congo –KINSHASA.

Ton corps baigne dans le sang ;
Ton esprit erre dans le néant ;
Oh toi qui porte en ton sein ;
Ce nouveau joli enfant ;

II. Agonisant sur ton lit ;
Ton visage plein de douleurs ;
Tes voisins très contents crient ;
Et sans aucune pudeur ;

III. Heureux de te voir mourant ;
En l'honneur de ta perdition ;
Ils passent leur temps en buvant ;
Eux, ces dieux de conspirations ;

IV. Tu refuses cette mort ;
Décidant de donner la vie ;
Tu rebondis tel un ressort ;
Et l'humanité le vit.


TRAITE NEGRIERE.

I. Ressortissant de la race humaine ;
Qu'est ce grand peuple noir d'Afrique si saignée ;
Dont les grandes blessures nous renseignent ;
Et ne peut que nous écœurer ;

II. Oh traite si violante et tragique ;
Bien menée par ces puissances européennes ;
Bafouant ainsi toues les règles éthiques ;
Ils s'y livrèrent sans peines ;

III. Une déportation qui ne dit son nom ;
Due à la rapacité de l'économie ;
Cette triste économie sans remords ; ...

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